admin 3 janvier 2018

Nouveaux clients seulement | Contenu commercial | 18+

Alors que les Jeux Olympiques de 2024 viennent d’être attribués à Paris se pose la question des nouveaux sports susceptibles d’entrer dans le giron de l’olympisme à cette occasion. Différentes fédérations commencent déjà à se positionner afin de défendre les intérêts de leur discipline. C’est le cas de l’e-sport, qui connaît un engouement de plus en plus important, en particulier dans les pays asiatiques.

 

Une discipline en plein essor

Apparu à la fin des années 1990 sous la forme de tournois de jeux vidéo, le sport électronique a rencontré un essor massif durant la dernière décennie. Parfois considéré comme un divertissement lors de conventions spécialisées, l’e-sport, à travers ses grandes compétions internationales, cherche de plus en plus à être reconnu comme une discipline sportive à part entière. On estime que l’e-sport dépassera un milliard de dollars de chiffre d’affaires à l’échelle mondiale en 2018, avec une communauté de fans évaluée à 500 millions. En Asie, et surtout en Corée du Sud, l’e-sport s’est considérablement professionnalisé, avec des tournois organisés dans des stades de 50 000 spectateurs et des équipes bien loin de l’amateurisme.

picture

 

Les compétitions numériques sont-elles un sport ?

Cependant, est-ce suffisant pour faire du sport numérique un véritable sport en mesure de prétendre à une participation officielle aux JO ? Le débat devrait s’intensifier au cours des mois à venir, la notion d’activité physique, qui semble essentielle pour définir un sport, restant encore à trancher. Kenneth Fok, le président de la Fédération asiatique d’e-sport, voit un rapprochement entre compétition de jeux vidéo et disciplines sportives, évoquant des compétences communes comme « l’endurance, le travail en équipe et la réactivité ». De son côté, le président du comité d’organisation des Jeux Olympiques de 2024, l’athlète français Tony Estanguet, a ouvert la porte à une entrée de l’e-sport aux JO. Il a ainsi reconnu que le comité devrait « se pencher » sur l’e-sport, afin de mieux comprendre le fonctionnement de la discipline, les raisons de son succès et son éventuelle compatibilité avec l’olympisme.

 

Un long chemin à parcourir

Si le climat semble aujourd’hui plus favorable à l’e-sport qu’il y a quelques années, rien ne dit que les jeux vidéo sportifs seront un jour autorisés aux Jeux Olympiques. Le président du CIO, Thomas Bach, s’est longtemps montré réticent à considérer l’e-sport comme une vraie discipline sportive. S’il a réitéré récemment son sentiment que les jeux vidéo violents sont « contraires aux valeurs olympiques », il a par ailleurs exprimé la possibilité de voir les jeux vidéo sportifs apparaître aux JO. Un premier test sera mené lors des Jeux asiatiques de 2022 organisés en Chine. De leur côté, les joueurs d’e-sport professionnels se considèrent comme des sportifs avant tout, calquant leur entraînement et leur préparation sur ceux prévalant dans n’importe quelle autre discipline sportive. La décision définitive du CIO ne devrait quant à elle pas être rendue avant plusieurs mois.

Interdiction volontaire de jeux: Toute personne souhaitant faire l’objet d’une interdiction de jeux doit le faire elle-même auprès du ministère de l’intérieur. Cette interdiction est valable dans les casinos, les cercles de jeux et sur les sites de jeux en ligne autorisés en vertu de la loi no 2010-476 du 12 mai 2010. Elle est prononcée pour une durée de trois ans non réductible.
+18Les jeux d'argent et de hasard sont resérvés aux personnes majeures.